Oxandrolone (Anavar)
L’Oxandrolone, plus connu sous le nom d’Anavar, est un stéroïde anabolisant oral synthétisé pour la première fois en 1964 par les laboratoires Searle (aujourd’hui intégrés à Pfizer). Il s’agit d’une forme modifiée de la dihydrotestostérone (DHT), réputée pour ses effets anabolisants modérés associés à une faible activité androgénique. Sur le plan thérapeutique, il a été utilisé pour favoriser la croissance des tissus maigres, renforcer la densité osseuse, aider à la récupération après des traumatismes ou brûlures, ainsi que dans le traitement de maladies entraînant une fonte musculaire comme le VIH ou certaines anémies.
L’Anavar est particulièrement populaire auprès des femmes athlètes et des culturistes, car il permet d’obtenir des effets anabolisants sans provoquer d’effets androgéniques marqués. Il est souvent intégré aux cycles de sèche pour réduire la masse grasse tout en préservant les muscles. En revanche, il n’est pas destiné à des gains massifs, mais se distingue par sa capacité à offrir une silhouette sèche et définie.
Profil chimique
- Nom chimique : 17α-Méthyl-17β-hydroxy-2-oxa-[5α]-androstan-3-one
- Formule moléculaire : C19H30O3
- Indice d’activité anabolique : 322–630%
- Indice d’activité androgénique : 24%
Mécanisme d’action
Modifications structurelles :
- L’oxandrolone est une version modifiée de la DHT. La C17-alpha-alkylation permet une efficacité par voie orale, tandis que la substitution d’un atome d’oxygène dans le cycle A accroît sa puissance anabolique tout en réduisant sa dégradation par les enzymes musculaires.
Faible activité androgénique :
- Avec seulement 24 % d’activité androgénique, elle présente un risque réduit de virilisation (pilosité, voix grave) chez les femmes, ce qui en fait un choix privilégié.
Absence d’aromatisation :
- L’oxandrolone ne se convertit pas en œstrogènes, ce qui exclut la rétention d’eau, la gynécomastie ou les ballonnements. Elle est idéale pour obtenir un aspect sec et musclé.
Usages thérapeutiques
Fonte musculaire et récupération :
- Utilisée dans le traitement de pertes musculaires liées au VIH, aux brûlures graves ou à la convalescence post-opératoire. Elle stimule la croissance des tissus maigres et limite la perte musculaire.
Santé osseuse :
- Améliore la densité osseuse et s’est montrée utile dans le traitement de l’ostéoporose.
Autres indications médicales :
- Employée dans le traitement du syndrome de Turner et pour contrer les effets cataboliques des traitements prolongés aux corticostéroïdes.
Posologie et recommandations de cycle
- Posologie :
- Généralement de 20 à 80 mg par jour. Les femmes et débutants commencent souvent entre 20 et 30 mg, tandis que les hommes peuvent aller jusqu’à 40–80 mg selon leurs objectifs.
- Durée des cycles :
- En moyenne 6 à 8 semaines. Grâce à sa relative sécurité hépatique, elle est mieux tolérée que d’autres oraux, mais ne doit pas être utilisée sur de longues périodes.
Effets secondaires et risques
Toxicité hépatique :
- Bien que plus douce que la plupart des stéroïdes oraux, l’oxandrolone reste C17-alpha-alkylée et nécessite un suivi hépatique.
Perturbations hormonales :
- Peut entraîner une suppression partielle de la production naturelle de testostérone, surtout à fortes doses. Une TPC (thérapie post-cycle) est conseillée.
Profil lipidique :
- Peut abaisser le HDL et augmenter le LDL, ce qui justifie une surveillance du cholestérol pendant l’utilisation.
Effets potentiels chez les femmes :
- À hautes doses ou en cas d’usage prolongé, un risque de virilisation reste possible.
Comparaison avec d’autres stéroïdes
| Stéroïde | Activité anabolique | Activité androgénique | Aromatisation |
|---|---|---|---|
| Oxandrolone (Anavar) | 322–630% | 24% | Non |
| Testostérone | 100% | 100% | Oui |
| Stanozolol (Winstrol) | 320% | 30% | Non |
| Méthandiénone (Dianabol) | 200% | 50% | Oui |
Avertissements et précautions
Santé hépatique :
- Un suivi régulier des fonctions hépatiques est essentiel. Éviter les doses excessives et l’usage prolongé.
Thérapie post-cycle :
- Une TPC reste recommandée pour restaurer la production naturelle de testostérone, surtout après des cycles à dosage élevé.
Surveillance cardiovasculaire :
- Les variations du cholestérol exigent des bilans sanguins réguliers et une alimentation adaptée.
Conclusion
L’Oxandrolone (Anavar) est considéré comme l’un des stéroïdes anabolisants oraux les plus sûrs, apprécié aussi bien par les débutants que par les athlètes féminines. Idéal pour préserver et développer une masse musculaire maigre tout en réduisant la graisse, il se distingue par son faible risque d’effets androgéniques et l’absence d’aromatisation. Malgré son profil sécuritaire, il impose néanmoins une surveillance de la santé hépatique et hormonale. Utilisé avec prudence, il reste un choix de référence pour ceux qui recherchent une amélioration esthétique et fonctionnelle durable.

